Découvrez la dédicace de ce livre
Ce livre a été offert à Thorez par un groupe d'intellectuels et d'artistes militants ou sympathisants.
À l'appel du PCF, un rassemblement eut lieu le 7 novembre au Vélodrome d'hiver, à Paris, pour célébrer cet anniversaire. Maurice Thorez était alors en Union soviétique depuis 2 ans.
Pendant le rassemblement au Vel d'Hiv', Jacques Duclos fit acclamer le nom de Thorez. Présenté à cette occasion, ce livre ancien dédicacé fut ensuite expédié à Thorez.
Anatole KOPP(1915-1990)
Architecte.
Anatole Kopp se consacra à l’étude de l’architecture soviétique. Il est avec Henri Lefebvre le co-fondateur de la revue ‘Espaces et sociétés’.
André DELFERRIÈRE
Artiste de variétés.
André Delferrière dirigeait dans les années cinquante une compagnie nommée "Art et travail", qui se produisait lors de galas. Comédien, il prêta sa voix à des pièces dramatiques pour la radio, tout comme son épouse, Anita Soler. Il eut un rôle dans un film de Jean-Paul Le Chanois, ‘Le Temps des cerises’.
André LURÇAT(1894-1970)
Architecte et urbaniste.
Après des études entamées à Nancy, André Lurçat entra en 1913 aux Beaux-Arts de Paris. Après la guerre, les projets qu’il réalisa à Paris (maisons d’artistes de la villa Seurat) et à Versailles, ainsi que ses apports théoriques, en firent l’un des architectes parisiens les plus actifs en Europe. Prônant à l’opposé du Corbusier un modernisme modéré, André Lurçat édifia en 1933 le groupe scolaire Karl-Marx à Villejuif, qualifiée de " plus belle école de France " par L’Humanité d’alors. Fort de ce succès, Lurçat fut invité à Moscou en 1934 ; il y travailla jusqu’en 1937.
Ayant adhéré au PCF sous l’Occupation, André Lurçat participa à la création du Front national des architectes. Il fut chargé de la reconstruction de Maubeuge en 1945, et enseigna aux Arts Déco puis aux Beaux-Arts de Paris de 1945 à 1947.
André Lurçat est le frère cadet de Jean Lurçat, peintre et rénovateur de l’art de la tapisserie, qui fut lui aussi membre du PCF.
Source : DBMOF
Boris TASLITZKY(1911-2005)
Artiste peintre.
Né en France de réfugiés politiques russes, Boris Taslitzky étudia aux Beaux-Arts de Paris. Il adhéra à l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires dès 1933, puis à la Maison de la Culture en 1934. L’année suivante, il prenait sa carte au Parti communiste.
Mobilisé en 1939, prisonnier en juin 1940, Taslitzky s'évada et fut envoyé par son parti en zone libre : il devint l’assistant du cartonnier Jean Lurçat aux tapisseries d’Aubusson. À nouveau arrêté en novembre 1941, il fut interné dans divers centres de détention, avant d’être déporté à Buchenwald en juillet 1944. Survivant à cette déportation, Taslitzky en rapporta un ensemble de 111 dessins, publiés dans un recueil par Aragon, en 1946.
Dans le débat entre tenants et opposants du réalisme socialiste dans les arts, Taslitzky, comme André Fougeron, affirma sans ambiguïté sa foi dans la doctrine esthétique du Parti. Il signa de grandes compositions inspirées de l’actualité politique et de l’imagerie ouvrière.
Source : DBMOF
Claude MORGAN(1898-1980)
Homme de lettres.
Le père de Claude Morgan était secrétaire perpétuel à l’Académie française. Ingénieur de formation, le jeune Claude fut lui-même vite attiré par le monde des lettres. D’abord séduit par l’antiparlementarisme de Charles Maurras, Claude Morgan fut finalement touché par le sort des ouvriers, puis par celui de la jeune République espagnole. Il adhéra au Parti communiste en 1937.
Entré en résistance, Claude Morgan prit en charge le lancement de la revue clandestine Les Lettres françaises, en 1943, après l’exécution de son fondateur, Jacques Decour.
Après la guerre, il continua à diriger Les Lettres françaises (1942-1950), puis devint rédacteur en chef du journal du Conseil mondial de la paix, Horizons (1950-1958). Il rompit avec le PCF après l’écrasement de la révolution hongroise par les troupes soviétiques, en 1956.
Source : DBMOF
Claude SERNET(1902-1968)
Poète.
Natif de Roumanie, le jeune poète fit plusieurs séjours en Italie et en France dans les années vingt, avant de s’installer définitivement à Paris en 1929. Il s’y lia aux poètes surréalistes, et co-fonda avec le dramaturge Arthur Adamov la revue Discontinuité.
Par ailleurs, Claude Sernet traduisit en français plusieurs oeuvres roumaines. Adhérent du PCF, il fut un membre actif du Conseil national des écrivains.
Denise DECOURDEMANCHE
Sœur de Jacques Decour (1910-1942).
Né à Paris en 1910, Jacques Decour – de son vrai nom, Daniel Decourdemanche – obtint l’agrégation d’allemand en 1932. Professeur au lycée de Reims jusqu’en 1936, il collabora à La Nouvelle Revue Française tout en évoluant vers le communisme : il adhéra au PCF en 1936. En poste à Tours puis au lycée Rollin de Paris, il fut, à partir de 1938, le rédacteur en chef de Commune, revue de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires, interdite en octobre 1939.
Démobilisé, il reprit ses fonctions au lycée Rollin et se voua, dès octobre 1940, à l’organisation de la Résistance intellectuelle, aux côtés du physicien Jacques Solomon et du philosophe Georges Politzer. En 1942, avec Jean Paulhan, Jacques Decour décide de créer Les Lettres françaises, organe du Comité national des écrivains qu’il avait contribué à créer. Arrêté par la police française le 17 février 1942 avec Politzer et Solomon, il fut fusillé le 30 mai suivant, après trois mois de tortures.
À la Libération, le lycée Rollin devint le Lycée Jacques Decour.
Source : DBMOF
Edouard PIGNON (1905-1993)
Peintre, lithographe, céramiste.
Fils d'un mineur du Pas-de-Calais, Edouard Pignon eut jeune le désir de peindre.
En 1927, après avoir travaillé à la mine, il partit pour Paris, où la vie fut d'abord difficile pour le jeune peintre ouvrier. En 1931, Pignon, alors chef d'une équipe chez Renault, adhéra à la CGTU. Il rejoignit l'Association des artistes et écrivains révolutionnaires, et adhéra au Parti communiste en 1933. La période du Front populaire le vit s'engager doublement. En peinture, il réalisa sa première exposition à la Maison de la Culture, rue d'Anjou à Paris. En politique, il s'investit dans le mouvement antifasciste.
Démobilisé en 1940, il regagna Paris où il poursuivit, jusqu'à la Libération, ses activités artistiques en dépit des critiques de la presse collaborationniste. Récusant le réalisme socialiste devenu, depuis 1948, l'art officiel du PCF, Edouard Pignon se lia d'amitié avec Picasso. En 1950, il épousa l'écrivain Hélène Parmelin. Il s'initia dans les années suivantes à la céramique et à la poterie.
Source : DBMOF
Elsa TRIOLET(1896-1970)
Femme de lettres.
Le premier grand amour d’Elsa Triolet fut, en 1913, le poète russe Maïakovski, qui devint le compagnon de sa sœur. En 1919, Elsa Triolet épousa en France un officier rencontré à Moscou, André Triolet. En 1928, elle rencontra Louis Aragon, dont elle devint la femme et l’inspiratrice.
Architecte de formation, romancière et journaliste de langue russe et française, Elsa Triolet collabora au journal Ce soir, (1937-1939 ; 1947-1953) et à la revue Les Lettres françaises (1953-1970). Elle obtint le Prix Goncourt pour l’année 1944, attribué en 1945.
Résistante active dans la Drôme, Elsa Triolet était membre du Comité national des écrivains (CNE) ; elle en devint la présidente d'honneur. Elle s’employa à développer les liens culturels entre l'URSS et la France. Sans jamais être membre d'un parti communiste russe ou français, elle fut, surtout à partir de la Résistance, "compagnon de route" du mouvement communiste.
Source : DBMOF
Ernest KAHANE(1903-1996)
Chimiste.
Né dans une famille d’origine juive roumaine, c’est dans des conditions familiales et financières difficiles qu’Ernest Kahane devint ingénieur chimiste, puis docteur ès sciences. Résistant, militant communiste à partir de 1944, Ernest Kahane enseigna à la faculté de pharmacie de Paris, puis à l’École d’agriculture de Grignon. Chercheur au CNRS, il acheva sa carrière comme professeur de chimie biologique à la faculté des sciences de Montpellier. Ernest Kahane fut également président de l’Union rationaliste, et l’un des responsables du syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Il collabora à la revue ‘La Pensée’.
Eugène GUILLEVIC(1907-1997)
Poète.
Natif de Carnac, en Bretagne, Eugène Guillevic travaillait comme inspecteur de l’économie nationale. Ayant adhéré au Parti communiste français en 1942, il resta fidèle à cet engagement jusqu’en 1980.
Sous l’Occupation, Eugène Guillevic participa, sous le pseudonyme " Serpières ", au recueil clandestin L'Honneur des poètes.
Fernande SECLET-RIOU
Pédagogue.
Auteur d'ouvrages de pédagogie, Fernande Seclet-Riou collabora avec le psychologue Henri Wallon à la Commission ministérielle d'études pour la réforme de l'enseignement.
Les conclusions de cette commission, connues sous le nom de 'plan Langevin-Wallon' (juillet 1947), ne seront jamais appliquées. Parmi les mesures préconisées : l'enseignement jusqu'à 18 ans, des classes de 25 élèves maximum, la prise en compte des rythmes biologiques. Ci-contre, Fernande Seclet-Riou et Henri Wallon, avec qui elle travailla à la préparation du plan Langevin-Wallon.
Francis JOURDAIN(1876-1958)
Décorateur, artiste-peintre, céramiste.
Fils de l’architecte Frantz Jourdain, Francis entama une carrière de peintre, proche des Nabis. En 1913, il renonça à cet art pour devenir " constructeur de mobilier ". Militant anarchiste puis socialiste, il quitta, déçu, le Parti socialiste SFIO en 1914 et fut enthousiasmé par la Révolution russe.
En 1919, il ouvrit sa boutique, rue de Sèze à Paris. Il participa à l’Exposition internationale des Arts décoratifs à Paris en 1925, et fut en 1929 l’un des co-fondateurs de l’Union des Artistes Modernes. Assumant diverses responsabilités au sein des organisations du Parti communiste français, il peina parfois à concilier engagement politique et création artistique. Au nombre de ses créations figurent les décors du film L’Atalante de Jean Vigo (1933) et le bureau du directeur du Collège de France. De 1949 à sa mort, Francis Jourdain présida le Secours populaire français.
Source : DBMOF
George BESSON(1882-1971)
Collectionneur et critique d’art.
Fils d’un fabricant de pipes du Jura, George Besson commença sa collection en achetant des portraits exécutés par Van Dongen et Bonnard. Il devint l'ami – et l’un des acheteurs - de Renoir, Signac, Marquet, Dufy, Matisse et Rodin.
Adhérent du Parti communiste, il écrivit dans l'entre-deux-guerres pour L’Humanité, La Vie Ouvrière, Monde, Regards, Commune et Ce Soir. Il consacra plusieurs livres à la peinture. Après la Seconde Guerre mondiale, il poursuivit son œuvre de critique d'art et signa de nombreux articles, notamment pour Les Lettres françaises. En 1964, il légua l’ensemble de sa collection aux Musées nationaux.
Source : DBMOF
Georges SORIA(1914-1991)
Journaliste et écrivain.
Membre du Parti communiste depuis 1936, devenu grand reporter, il couvrit la guerre d'Espagne comme envoyé spécial de L’Humanité, de Ce Soir et d'hebdomadaires comme Regards et Vendredi. De 1946 à 1953, il assuma les fonctions d'éditorialiste et de chef du service étranger du quotidien Ce Soir, tout en publiant une série d'essais, de récits de voyages et de poèmes. À partir de 1954, il se consacra à une triple activité : auteur dramatique, historien et activités dans le domaine des échanges culturels avec les pays socialistes.
Source : DBMOF
Guy BESSE(1918-2004)
Professeur de philosophie, dirigeant communiste.
Sous l’Occupation, Guy Besse entra en résistance dans les Jeunesses communistes. À la Libération, il devint secrétaire national de l’Union des étudiants communistes. Professeur agrégé de philosophie, spécialiste de Jean-Jacques Rousseau, il fut nommé au comité central du PCF en 1956, puis au bureau politique en 1967. Il dirigea également les Éditions sociales pendant une dizaine d’années.
Henri BASSIS(1916-1992)
Poète.
Ancien résistant, Henri Bassis fut, après la guerre, un poète engagé qui prit fait et cause pour l’Armée démocratique dans la guerre civile grecque.
Il composa par ailleurs les textes d’une ‘fresque dramatique et lyrique mise en musique’ pour le 50ème anniversaire de Maurice Thorez : ‘Celui de France que nous aimons le plus’.Henri Bassis fut également un militant de l’éducation nouvelle.
Irène JOACHIM(1913-2001)
Cantatrice.
Née à Paris de parents musiciens, Irène Joachim étudia la musique tout en faisant quelques apparitions au cinéma : grâce au compositeur Jean Wiener, elle avait été présentée à Jean Renoir et aux frères Prévert. Titulaire d’un premier prix de chant au Conservatoire, la jeune soprano participe en 1938 à la création d’Amphytrion de Maurice Emmanuel et entre à l’Opéra-Comique. Très remarquée en Mélisande dans l’opéra de Debussy, elle prit part à la création de plusieurs opéras, travaillant régulièrement avec le chef d’orchestre Roger Désormière.
Membre du PCF, Irène Joachim était une des grandes interprètes du répertoire lyrique contemporain français : elle interpréta Olivier Messiaen et prit part à la création d’œuvres de Louis Durey comme des cinq autres membres du "Groupe des Six". Elle enseigna également pendant vingt ans au Conservatoire de Paris.
Sources : DBMOF
Jacqueline FRANCELL(1908-1962)
Actrice.
De 1929 à 1938, Jacqueline Francell a enchaîné de nombreux rôles au théâtre comme au cinéma, dans des opérettes et des comédies. Elle joua notamment aux côtés de Raimu dans ‘La petite chocolatière’ (1931).
Jacques GAUCHERON (1920)
Poète.
Né d'un père instituteur, mutilé de guerre, en 1920, Jacques Gaucheron passe son enfance à Chartres.
Sous l'occupation, il publie clandestinement ses premiers poèmes et devient agent de liaison pour la résistance.
Il rejoignit à la Libération le Comité national des écrivains, fondé par Louis Aragon et Paul Eluard, dont il deviendrait l'ami.
Auteur engagé, Jacques Gaucheron a signé de nombreux recueils de poésie, dont 'Le chant du rémouleur' (1947) et 'Procès-Verbal' (1949), et un livret d'opéra, 'Les Canuts' (1956).
Jean BABY(1897-1969)
Professeur agrégé d'histoire, théoricien marxiste.
Natif de Toulouse, agrégé d’histoire, Jean Baby obtint son premier poste en 1925 à Lorient (Morbihan). Il y adhéra au Parti communiste.
De retour à Toulouse en 1926, il fut un militant très actif en Haute-Garonne, avant d’être exclu du parti fin 1929, sur l’accusation de « travail fractionnel ».
En 1930, Jean Baby était nommé au collège Rollin (Paris) et réintégré dans les rangs du Parti. Il se consacra à l’étude du marxisme sur le plan théorique et eut des responsabilités dans le mouvement antifasciste.
Démobilisé en juin 1940, il fut nommé au lycée de Nîmes et y demeura jusqu’à la Libération. Il fut alors nommé au lycée Jacques Decour (Paris) et devint l’un des économistes du PCF. À la fin des années cinquante, son attitude de plus en plus critique à l’égard de la direction du parti lui valut à nouveau l’exclusion, en avril 1960.
Source : DBMOF
Jean BRUHAT (1905-1983)
Professeur agrégé d’histoire, docteur ès lettres.
Ce normalien auvergnat enseigna et milita à Nantes de 1930 à 1937.De retour à Paris en 1937, Jean Bruhat devint l’un des historiens du PCF : il publia de nombreuses contributions historiques, sans toutefois assumer de fonctions dans les instances du parti. Il collabora à la réalisation du film La Marseillaise de Jean Renoir et prit part à la conception du Musée d’histoire de Montreuil, dont il fut le conservateur.
Jean Bruhat demeura membre du Parti jusqu’à sa mort, en dépit des réflexions critiques que lui inspirèrent successivement le pacte germano-soviétique de 1939, l’exécution d’Imre Nagy en Hongrie en 1958, puis les événements de Prague en 1968.
Source : DBMOF
Jean EFFEL (1908-1982)
Dessinateur.
Fils d'un passementier de Paris, Jean Effel travailla dans la boutique de son père. En 1932, il abandonne ce métier pour le dessin de presse : ses dessins à la fois politiques et poétiques lui valurent un succès rapide, et il collabora à plus de soixante journaux jusqu'en 1940. Démobilisé la même année, il se réfugia à Lyon puis Antibes.
De retour à Paris en 1944, il reprit son activité dans la presse : il travailla notamment pour Action, Les Lettres Françaises, Le Canard Enchaîné, Franc-Tireur, Le Figaro, puis Libération et L'Humanité Dimanche. Selon ses propres dires, Jean Effel n'adhéra à aucun parti. Il s'inscrivit toutefois à la CGT en 1935, et effectua trois voyages à Moscou, en 1936, 1946 et 1949.
Jean effel créa son pseudonyme à partir des initiales de ses vrais prénom et nom, François Lejeune (FL). En 1934, il épousa Marguerite Néel, d'où la marguerite figurant dans tous ses dessins.
Source : DBMOF
Jean FRÉVILLE(1895-1971)
Écrivain et critique.
Fils d’un homme d’affaires de Kharkov, en Russie, Fréville eut à Paris une jeunesse aisée et obtint en 1925 la nationalité française.
En 1927, Fréville rencontra Maurice Thorez pour la première fois, à Moscou, lors des fêtes du 10e anniversaire de la Révolution d’Octobre. Le jeune avocat adhéra au PCF à la suite de ce voyage.
En 1931, il entra à L’Humanité comme critique littéraire. Quelques années plus tard, il prenait part à la rédaction de Fils du peuple, le livre de Maurice Thorez, qui ne devait paraître qu’en 1937. Démobilisé à Nice en 1940, il y collabora au journal clandestin Pensée et Action. De 1948 à 1971, Fréville fut membre du comité de rédaction de la revue La Nouvelle Critique. Il présida l’Institut Maurice Thorez, fidèle à la mémoire de celui dont il fut un proche.
Source : DBMOF
Jean KANAPA (1921-1978)
Agrégé de philosophie.
Rédacteur en chef à La Nouvelle critique, créateur de la Revue du marxisme militant en 1948.
Jean MARCENAC.(1913-1984)
Professeur, écrivain, poète et journaliste.
Natif de Figeac (Lot), Jean Marcenac passa sa licence de philosophie à Toulouse. En 1934, il publia son premier recueil - dédié à André Breton - et adhéra aux Jeunesses communistes. Il obtint son premier poste dans une école de Cahors (Lot), puis, titularisé à Boulogne (Pas-de-Calais), il échoua à l’agrégation.
Fait prisonnier en 1940, il s’évada en septembre 1941 et rejoignit les communistes clandestins du Quercy. Sous le pseudonyme de Walter, Marcenac devint responsable régional de l’organisation et de la propagande, fonction qui lui permit de rencontrer Elsa Triolet et Louis Aragon.
Après la guerre, Marcenac signa plusieurs recueils de poèmes. De 1948 à 1953, il fut avec Aragon l’animateur de la revue Les Lettres françaises : il y fut l’un des défenseurs du nouveau réalisme en peinture.
Source : DBMOF.
Jean MILHAU
Artiste-peintre.
Jean Milhau dirigea l’Union des arts plastiques et collabora à la revue ‘Arts de France’.
Jean VÉNITIEN (1911)
Artiste.
Natif de Constantine (Algérie), Jean Vénitien fut, dans les années cinquante, un peintre acquis aux préceptes du réalisme socialiste. Il réalisa aussi une planche d’illustration pour le livre de Thorez, Fils du peuple.
Joë NORDMANN (1910-2005)
Avocat.
Avocat d’origine alsacienne, Joë Nordmann fut, de 1932 à 1939, le collaborateur du socialiste Vincent Auriol, et ce, en dépit de son engagement : il avait adhéré au Parti communiste en 1933. Missionné à plusieurs reprises par le Secours rouge international et par l’Association juridique internationale, organisations communistes, il fut l’un des principaux avocats de l’Espagne républicaine en guerre.
Sous l’Occupation, il prit part à la constitution de la Résistance judiciaire et fut chargé de fonder le Front national des juristes. La Libération le vit s’asseoir sur le banc de l’accusation au procès de Nuremberg et, en France, prendre part à l’épuration de la magistrature. En octobre 1946, il fonde l’Association internationale des juristes démocrates, organisation dont il devint le secrétaire général.
Source : DBMOF
Lucien SCHELER(1902-1999)
Libraire.
Lucien Scheler était un libraire expert doublé d’un authentique homme de lettres. En 1932, il créa avec Marie-Rose Thomas la librairie Thomas-Scheler, spécialisée dans les livres anciens, située dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, à Paris.
Ami de Paul Éluard et des surréalistes, il dirigea cette librairie jusqu’en 1977.
Marc SAINT-SAËNS(1903-1979)
Artiste-peintre, cartonnier et illustrateur.
Né à Toulouse, Marc Saint-Saëns était le petit-neveu du compositeur Camille Saint-Saëns. Avec Jean Lurçat, il fut l’un des artisans de la renaissance de la tapisserie française dans les années 40 et 50. Les tapisseries réalisées à partir de ses cartons, ainsi que ses fresques, ornent aujourd’hui de nombreux bâtiments publics, tels que le théâtre du Capitole à Toulouse et les hôtels de ville du Blanc-Mesnil (Seine-et-Oise) et de Commentry (Allier).
Pierre ABRAHAM(1892-1974)
Écrivain, journaliste, critique.
Polytechnicien, Pierre Abraham fit la Première Guerre mondiale comme officier-pilote aviateur.
En 1926, après avoir travaillé dans l’industrie, il décida de se consacrer à des recherches sur la création intellectuelle. À partir de 1927, il entamait une carrière d’écrivain et de critique littéraire : il signa des chroniques dramatiques pour la revue ‘Europe’, ainsi que deux essais sur Proust et Balzac. De 1937 à 1939, il dirigea les tomes de ‘L’Encyclopédie française’ consacrés aux arts et à la littérature et tint la chronique dramatique dans le quotidien ‘Ce soir’ que dirigeait son frère, l’écrivain Jean-Richard Bloch.
Dans la Résistance, Pierre Abraham se distingua à des postes de commandement. Il adhéra au PCF au sortir de la guerre, et fut un des fondateurs du Mouvement pour la paix. Poursuivant son activité de journaliste et d’écrivain, il dirigea ‘Europe’ de 1949 à sa mort en 1974.
Source : DBMOF
Pierre GAMARRA(1919)
Écrivain et journaliste.
Né à Toulon, Pierre Gamarra étudia l’espagnol et la géographie à Toulouse. Après la Seconde Guerre mondiale, il se consacra au journalisme et prit la direction de la revue littéraire Europe. Critique littéraire, il est aussi l’auteur de plusieurs romans et recueils de poésie ayant le pays occitan pour toile de fonds.
Renaud de JOUVENEL(1907-1982)
Homme de lettres, directeur général du "Chant du monde".
Gendre de l’écrivain Colette, ami d’Aragon et d’Elsa Triolet, Renaud de Jouvenel dirigea à partir de 1946 la maison de disques communiste "Le chant du monde", et collabora à la revue "La Nouvelle Critique ".
Il signa plusieurs romans et essais politiques, fidèles à la ligne du PCF pendant la guerre froide. Il est aussi le traducteur en France de l’oeuvre du romancier américain Howard Fast.
René MAUBLANC(1891-1960)
Philosophe.
Après des études à Nantes, sa ville natale, René Maublanc entra à l’École normale supérieure et y obtint son agrégation de philosophie.
Pour l’année scolaire 1920-1921, René Maublanc fut en poste à Alger, où il découvrit les problèmes de la colonisation. De 1927 jusqu’à sa révocation en 1942, il enseignait à Paris, à l’École alsacienne, puis au lycée Henri IV. Ces années virent s’affirmer son goût pour la littérature et les questions sociales ; tout en se consacrant à l’étude du marxisme, il s’engagea après 1934 dans le mouvement antifasciste.
Entré en clandestinité, il assuma à partir de 1943 la direction de l’Université libre et adhéra au Parti communiste. Il reprit après la guerre son poste au lycée Henri IV, et devint secrétaire de rédaction de ‘La Pensée’, ‘revue du rationalisme moderne ’.
Source : DBMOF
Tilly DORVILLE
Comédienne.
Tristan TZARA(1896-1963)
Écrivain, animateur du mouvement dada.
Fils de métayers juifs roumains, Tristan Tzara avait entamé à Bucarest des études de philosophie et de mathématiques, lorsque ses parents se décidèrent à l’envoyer étudier en Suisse, à Zurich. Il y fréquenta le Cabaret Voltaire, vivier de l’avant-garde, avant d’y fonder le mouvement dada, au café Terrasse, le 8 février 1916. Installé à Paris en 1920, il y anima le mouvement dada, rejoint par Aragon, Éluard et Breton. Mais dès 1924, des dissensions avec Breton avaient raison de dada, laissant le champ libre aux surréalistes emmenés par Breton.
Auteur engagé, Tzara adhéra dès sa création à l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires, émanation du PCF, et à la Maison de la Culture, fondée par Aragon. Sous l’Occupation, il collabora aux publications issues de la Résistance, dont Les Lettres françaises. Naturalisé français en avril 1947, Tristan Tzara resta adhérent du PCF jusqu’en 1956.
Source : DBMOF
Suzanne ARLET
Écrivain, poétesse et traductrice.
Traductrice du polonais - sa langue d’origine - et du russe, Suzanne Arlet était une grande admiratrice d’Aragon et d’Elsa Triolet. Elle leur dédia d’ailleurs certains de ses propres livres, dont le roman « Monsieur Antoine n’a pas déposé l’enveloppe » (1951).
Militante du PCF, elle s’engagea aussi dans plusieurs mouvements apparentés, en faveur des femmes, de l’enfance et de la paix.
Vladimir POZNER(1905-1992)
Écrivain, journaliste, scénariste, spécialiste de la littérature russe.
Né à Paris de parents russes, Vladimir Pozner adhéra au Parti communiste français en 1933. L’année suivante, il entrait au secrétariat de rédaction de Commune, la revue de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires, aux côtés d’Aragon et de Paul Nizan. En 1934 paraît son premier roman, Le mors aux dents, l’épopée d’un baron balte contre la jeune révolution russe. En 1937, Vladimir Pozner est exclu du PCF, sans motif explicite.
Démobilisé en 1940, Pozner obtint un visa pour les États-Unis et se fit connaître comme scénariste à Los Angeles. De retour en France en 1947, Pozner fut réintégré au PCF et continua à travailler pour le cinéma.
Source : DBMOF.
Willy RONIS (1910)
Photographe.
À son retour du service militaire, en 1932, le jeune Willy Ronis travailla à Paris dans le studio photo que tenait son père, un juif d’Odessa ayant fui les pogroms russes, au début du XXe siècle.Willy Ronis devint l’un des photographes majeurs des manifestations ouvrières de 1934, puis du Front populaire à partir de 1936, année où s’éteint son père.
Après la Seconde Guerre mondiale, il collabora aux prestigieux magazines de photo-reportage Regards, Time et Life. Ses clichés du Paris populaire, de Belleville à Ménilmontant, font écho à sa sympathie profonde pour le mouvement ouvrier.